| | | 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. | |
| | Auteur | Message |
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Herenui Soyez sympa, je suis un nouveau membre !!

Nombre de messages: 2 Age: 38 Localisation: Polynésie
Infos/Résultats Niveau: VMA: Proch. course:
 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Jeu 29 Oct - 0:02 | |
| Alors là, moi je n'ai qu'une chose à te dire: BRAVO!!!! Je suis stupéfaite par ta force mentale et ta volonté de continuer (sur une jambe!). Bien sûr, qu'on a envie de pleurer, après tous ces sacrifices et ces entrainements, c'est normal. Mais dis-toi bien, que tu es allé au bout de toi même et de ton physique;c'est une blessure qui t'a fait abandonner. Pour ma part, abandon au GRR 06 au pied du taïbit sans aucun pépin physique, pas une ampoule! Plus envie d'avancer c'est tout. Et bien, je peux te dire que c'est bien pire pour les remords car plusieurs semaines après tu ne comprends plus pourquoi tu as abandonné. Et tu regrettes amèrement. Toi au moins, cette fois ci, tu as préservé ta santé et je ne doute pas une seconde qu'avec ton mental et tes cuissots rétablis, tu finiras le prochain GRR. |
|  | | jcb Cabri


Nombre de messages: 646 Age: 41 Localisation: Barachois Saint-Denis
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 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 18:54 | |
| Félicitations, à toi et ta femme, pour la naissance de ta petite. Profites un maximum de ta grenouille. ça, ça vaut tous les grand raids du monde.
Et à bientôt sur les sentiers. jc |
|  | | RcsTREMBLET Papangue


Nombre de messages: 127 Age: 29 Localisation: SAINT DENIS et TREMBLET LE WEEK END
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 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 18:02 | |
| Salut Olivier
Tu ne dois pas avoir de remord: tu as donné ton maximum et tu avais toujours de la lucidité pour évaluer ton état J'ai abandonné deux fois de suite à Cilaos... Tu as quand même fait tout Mafate sur une seule jambe et ça montre toute la détermination et ta force de vaincre: pour l'année prochaine ce seront deux qualités qui te mèneront à la Redoute Prends le temps de te reposer pour mieux repartir
A bientôt à Saint Philippe
RCS |
|  | | sengreve Papangue


Nombre de messages: 391 Age: 38 Localisation: la réunion st gilles les bains
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 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 17:26 | |
| salut olivb, repose toi bien et pense à ton arrivée l'année prochaine avec ton petit bout dans les bras... là aussi tu pleureras !!! abandon pour moi aussi sur le semi... bon courage à plus |
|  | | Aldeux Papangue

Nombre de messages: 155 Age: 40 Localisation: Saint-Leu
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 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 16:52 | |
| J'ai un peu honte de mon abandon à Cilaos alors que je n'avais aucun pépin physique, juste pas envie quand je vois que tu es allé au bout de ce que tu pouvais. Ce n'est que partie remise. |
|  | | dams Cabri


Nombre de messages: 886 Age: 31 Localisation: saint philippe
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 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 14:50 | |
| j'ai des frissons ,les poils qui ce dressent a chaque CR,mais une seule chose a te dire a 2010 pour de nouvelles aventures avec un coup de booste en plus "ta Grenouille" il y a pas meilleur en "dopant" |
|  | | Yoz Papangue


Nombre de messages: 151 Age: 31 Localisation: St Gilles les Hauts
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 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 14:10 | |
| Terrible... .... Merci pour ce récit vibrant d'émotions OlivB., quel courage malgrè tes souffrances. Ce n'est que partie remise, tu as fait preuve d'un grand courage et grenouille pourra être fier de toi! |
|  | | joel DELMAS Expert(e) en matériel


Nombre de messages: 299 Age: 55 Localisation: st denis
 | Sujet: Re: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 14:00 | |
| salut Oliv, tu sais, l'abandon fait partie de l'ultra. Comme la douleur ou la lassitude. Sur les courses extrèmes, il est normal quelquefois de se prendre le mur en pleine poire. J'ai abandonné moi aussi au même endroit lors du GRR 2006. Tendinite du releveur = 2h30 pour faire Aurère / 2 bras. Il ne faut pas hésiter et n'avoir aucun remord. 3 semaines après je reprenais les entraînements, alors que si j'avais insisté... Bonne récup, et dis toi bien que tu as malgré tout fait un sacré bout de chemin, égal d'ailleurs à la distance des GRR du début des années 2000. Prend bien soin de toi. |
|  | | olivB Cabri


Nombre de messages: 771 Age: 37 Localisation: tampon
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 | Sujet: 2009 mon premier grand raid, toute une aventure ... olivb.. Mer 28 Oct - 13:27 | |
| Mercredi 21 octobre jour de remise des dossards au stade de la Redoute. Mais avant tout rendez vous chez le doc à Saint Pierre avec ma chérie pour la visite de contrôle, car cela fait maintenant deux mois qu’un petit être à pris vie en elle. C’est la première fois que je vais être papa et cela fait tout drôle. Il mesure 32mm, je vois son petit cœur battre, la forme de ses membres, et son cerveau qui commence à se former. A ce stade il ressemble à une grenouille nous dit la doc.
Tout va bien, je remonte à la maison pour déposer ma chérie, et repart vite vers St Denis pour la remise des dossards. Arrivé au stade vers 15h, il n’y a déjà plus de place pour se garer, j’en trouve une par miracle et relie le stade rapidement. Il faut croire que tout le monde est déjà là, je reconnais quelques personnes, cherche ma file, et attend le feu vert du grand patron pour la remise des dossards.
15h30 pour une fois la remise se fait à l’heure, et ça va vite, je n’attends pas plus de 20mn et j’ai déjà le précieux sésame qui certifie qu’on est fou je serai le numéro 1464. Place ensuite au petit tour des sponsors, la file est déjà longue mais ça avance plutôt vite. On récupère quelques bricoles, riz, gros pois, barre chocolat, saucisson, savon, produits de massages…, puis reprends la direction de la maison pour me reposer. La nuit se passe bien et dors profondément.
Jeudi 22 octobre :
Réveil en douceur, c’est le jour J Plusieurs mois qu’on attends ce jour, à midi pâtes et poulet, menu qui commence à être répétitif depuis plusieurs jours, et surtout beaucoup d’eau, encore de l’eau toujours de l’eau. Après ce bon repas, une petite sieste s’impose, je trouve sans problème le sommeil et dort pendant presque 2h, petit goûter… puis ma chérie me fait remarquer qu’il serait peut être l’heure de tout préparer. Bien que le gros du matériel soit prêt depuis quelques jours il reste toujours des petits détails à peaufiner.
Ma chérie sort donc sa check liste, sac de départ ok, ravitaillement volcan, Mare à Boue, Cilaos ok. Avant de partir je passe voir la météo sur le forum du grand raid, les choses ne s’annoncent pas bien, visiblement il pleut et cela n’est pas près de s’arranger… je décide donc au dernier moment de prendre un grand sachet et de me tailler un kway fait maison à l’intérieur avec écrit dessus « allez chéri grenouille et moi on t’aime …». Dernier repas, pâtes et poulet pour changer, puis vite je met mon habit de fou, quelques photos pour les souvenirs, on charge la voiture qui servira pour les ravitaillements, direction Saint Philippe. Il pleut déjà à Saint Pierre, un appel sur mon portable… chérie m’annonce que j’ai oublié mes guêtre, c’est malin de ma part… elle à prévenu mes parents qui me les apporterons directement à Saint Philippe. Il pleut de plus en plus sur la route, à mesure qu’on s’approche de Saint Philippe, arrivé a Vincendo mauvaise nouvelle il y a des bouchons, On avance vraiment au pas à pas, je téléphone à mon frère qui doit récupérer la voiture à Saint Philippe, il est déjà sur place, je lui demande donc de venir vers les rampes de Basse Vallée pour que je puisse lui laisser la voiture. 1h pour arriver en bas des rampes, moi qui pensais être en avance… il pleut moins déjà, je prends vite mon sac et du coup oublie la bouteille d’eau à la menthe que j’avais préparer pour la première partir de la course jusqu’au kiosque de basse vallée. Arrivé au poste de contrôle c’est de nouveau le déluge, j’ai mis le grand sac plastique sur moi pour me protéger de la pluie, me renseigne au téléphone pour savoir où en sont mes guêtres, et téléphone à mon frère pour lui demander de me redonner la bouteille oublié juste après le départ. Deux petits café vite avalé et je remonte au niveau du départ sous l’immense chapiteau. Mes guêtres arrivent mais on lui dit qu’il est interdit de donner des objet aux coureurs une fois dans le stade, je les récupèrerai donc juste à la sortie après le départ. Finalement je me décide quand même à mettre mon kway pour le départ, la polaire autour de la taille histoire de la protéger de la pluie. Je m’avance donc derrière le gros attroupement qui s’est formé derrière la ligne, environ à la moitié du peloton je pense, je met les gants et un raideur me dit bonjour, c’est la loose un raideur du forum je ne l’avais pas reconnu tout de suite dans son habit de fou.
Quelques minutes avant le départ, la pluie redouble d’intensité, je suis déjà trempé de la tête au pied, ça y est c’est le départ, les fous sont lâchés, on avance très rapidement, je sort du stade, à mes pieds coule une rivière de boue, je fait un gros écart pour l’éviter, et ne pas mettre les deux pieds dedans… cela causera ma perte bien plus tard…
C’est le déluge, je regarde bien le bord de la route pour repérer ma mère et ma sœur qui doivent me remettre les guêtres, ce qui est fait 100m après, d’immenses rivières coulent sur la route, on évite tant qu’on peut les flaques d’eau mais quand la route deviens une flaque il est difficile de l’éviter. Les pieds sont maintenant bien trempé, avec ça c’est sur ils vont souffrir, bienvenu les ampoules… Bifurcation à gauche chemin de ceinture, je récupère au passage ma bouteille de menthe, on remonte une vraie ravine qui fait toute la largeur de la route, le rythme me conviens je préfère ne pas partir trop vite surtout par ce temps, premier ravitaillement, je ne m’arrête pas, la route serpente maintenant dans la forêt de Mare Longue on évite tant que possible les flaques de boue, et passe par les cotés qui paraissent moins hostiles que le milieu du chemin. 1H de course, la pluie a nettement diminuer… on entend plus que les pas des coureurs sur le sol mouillé, Premier poinçonnage, dans 4 ou 5 canals bichiques, et c’est repartit, j’avance à bon rythme mais sans trop tirer, toujours en marche rapide. Il ne pleut maintenant plus, je ne reverrai plus la pluie jusque cilaos. Arrivée au kiosque de basse vallée 2h14, petit ravitaillement express je jette ma bouteille vide dans la poubelle, et commence le début du sentier en 2h15 très précisément.
Le sentier est boueux et glissant, il fallait s’y attendre, je décide de suivre le rythme de la longue file de raideurs qui s’étirent devant moi, après quelques minutes les premiers bouchons, c’est l’accordéon, certains font le forcing et font de gros efforts pour gagner quelques places voir quelques dizaines de mètres, mais la plus part restent sagement dans la file, ce qui me laisse le temps de penser à ma chérie et grenouille, je sais qu’ils pensent sûrement à moi et me soutiennent…. Enfin c’est la sortie de la forêt et la fin des gros bouchons, le temps est plus frais mais plus sec, la boue à disparue pour laisser place aux scories, qui crispent sous nos pieds. La progression est difficile, les pentes abrupte, et les pas ne sont pas très stable dans ce sentier. On croise déjà les premiers coureurs arrêter sur le sentier, certain dans leur couverture de survie, parfois grelottant de froid, un coup d’œil en arrière pour voir au loin entre les nuages les lumières de ce qui doit être Saint Joseph, et la longue procession de lucioles qui remontent le long de la montagne. Le rythme n’est pas très élevé, ce qui me dit que je vais sûrement être en retard sur mon horaire au volcan. Puis le jour se lève je suis au puy Raymond, première fois que j’y passe de jour, l’endroit est magnifique, mais malheureusement pas le temps de s’arrêter, ou plutôt si, pour un changement de chaussette rapide, car les miennes avec la pluie commençaient à me chauffer les pieds, malheureusement la nouvelle paire n’est pas beaucoup plus sèche mais les changes quand même. Je me fait dépasser par plusieurs dizaines de coureurs puis reprends la route.
On arrive à Foc Foc, la dernière fois que j’y suis passer mes chaussures faisaient floc floc, cette fois ci elle ne trouvent que de la poussière. Foc foc aussi sec qu’un désert, jamais vu ça… Le jour est maintenant bien présent, le volcan s’offre à nous dans toute sa splendeur, je remonte le sentier à une allure convenable, trottinant dans les portions plate ou descendante, au loin les premières tente du premier ravitaillement, vite rejoints, deux barre céréalières, un peu de coca, des raisins secs et c’est repartit, direction la plaine des sables.
Devant moi un breton avec un Gwen-ha-Du accroché à son sac je lui dit qu’il nous a ramener la pluie pour le départ, il dit que chez lui c’est de la bruine, il ne tombe jamais comme ça.
Je le dépasse et continu mon chemin, au loin un hélico tourne au dessus de quelques tentes, ça y est le ravitaillement , n’est plus très loin, et avec lui des chaussettes sèches, car déjà je sens une ampoule sous mon pied gauche.
Arrivé au pointage en 6h42 soit 50mn de plus que l’horaire que je m’étais fixé. Au moins j’y suis et en plutôt bonne forme. Je prends vite une boisson et quelques morceaux d’oranges et de pommes, et vais retrouver ma petite sœur et mon frère venu me ravitailler. Je leur donne mon polaire tout trempé qui n’aura finalement pas servis, et prends des chaussette sèches, puis vais m’asseoir sur une dalle de basalte,met un pansement sur mon ampoule, passe de la crème sur les pieds, met les chaussettes propres, et remet les mêmes chaussures. Vite fait bien fait me voila repartit, vers la plaine des sables. La longue file de randonneur traverse cet endroit magique, devant nous se dresse l’Oratoire. Traversé au petit trot de la plaine des sables, me voilà déjà au pied de cette nouvelle difficulté que j’attaque d’un pas décidé. La monté se passe sans problème, même plutôt facilement, puis on bascule de l’autre coté et s’offre à nos yeux un panorama allant jusqu’au piton des neiges… La descente jusqu’au Textor n’est pas facile a travers tantôt des scories, tantôt des roches toujours prêt a vous tordre une cheville…
Il fait beau j’avance donc à grand pas, 20mn de gagné sur mon temps prévu ce qui me fait plus qu’un retard de 30mn. Quelques fruits secs, coca, fruit, chocolat, ravitaillement ok. Frère et sœur sont là, je leur donne quelques consignes pour mare à boue, une photo pour la postérité, de grosses nappes de brouillard remonte vers le Textor, il ne faut pas s’y attarder, et c’est repartit aussi vite.
La descente vers Mare à Boue est là aussi très sèche, le passage à travers les pâturages se fait sans problème, la poussière est présente mais c’est déjà mieux que de la boue.
Arrivé au chemin en béton j’alterne trotte et marche, et ralle ainsi le corps sans trop de pb jusque Mare à Boue. Juste avant d’arriver au poste de pointage ma chérie est là avec petite sœur et frère, on fera le ravitaillement sur le bord de la route dans l’herbe, au menu changement de chaussures, chaussette, perçage de l’ampoule, pansement, crème anti-frottement, et du pain fromage et un cérélac (retour en enfance), histoire de me restaurer, en 20mn c’est réglée et me redirige main dans la main avec ma chérie vers le poste de pointage. Je la laisse juste avant d’entrer au poste ce qui est fait à 10h22, remplissage du kamel, un petit café, et c’est repartit 2mn après. Cette fois j’ai rattraper mon retard et me trouve pile poil dans l’horaire prévu.
La monté de Mare a Boue se fait sans difficulté puisque sans boue, jamais vu mare a boue aussi sec, je double pas mal de raideurs, puis une petite descente, je ne fit pas d’arrêt ravitaillement, et dans la monté avant la caverne bras chanson, petit coup de barre, arrêt express pour se ravitailler, deux pomme pote deux barre céréales, deux mars et c’est repartit. Je me sens bien et je trouve que j’ai de bonnes jambes, je dépasse encore du monde, puis arrive les montagne russe du Kerveguen, ou la forme suit le même chemin, un coup ça monte un coup ça descend. C’est tant bien que mal que j’arrive au gîte du piton des neiges avec l’impression d’avoir attraper froid lors d’un de mes rapides arrêts, je pointe en 13h58, en avance d’une bonne vingtaine de minute sur mes prévisions, une petite soupe et puis je descend le bloc à allure modéré, il me fallut 1h15 pour le descendre, mon frère mon neveu et ma soeur m’y attende, petit ravitaillement, et direction Cilaos par la route, je ne cours pas de peur d’attraper une tendinite, car un tendon du genou tire pas mal déjà.
40MN plus tard entrée au stade soit 40mn d’avance sur mes prévisions, la je prends une bonne douche, changement de tout les vêtement plus chaussure, un bon repas à la cantine du grand raid, une fine bruine c’est abattu sur Cilaos, et c’est dans les tribunes du stade que j’y ai trouvé refuge avec mon assistance perso, au programme petit massage des cuisses, collage des bandes dans le dos pour éviter les frottement, petit cassage la blague… presque 18h c’est l’heure de repartir, je voudrai traverser bras rouge avant la nuit tombé. Sortie du stade à 18h pile,je me dirige rapidement vers le sentier des porteurs, remonte la portion de route, et descend sur le sentier jusqu’au pointage, un petit poinçon et c’est repartit. Je rattrape un autre groupe un peu plus loin et décide de les suivre, Traversé de bras rouge sans aucun problème, et arrive sans trop forcer au pied du Taibit en 19h46.
La je charge mon sac pour la nuit, polaire… gros kway.. Petit kway…nourriture... gels…beaucoup trop finalement, je n’en utilisera même pas le tiers… Un dernier petit café pour la route, un appel à ma chérie et c’est à 20h05 pile que j’entame le début du sentier.
La monté se fait à bon rythme mais sans trop forcer, je double pas mal de concurrent et en voie même qui redescendent ayant décidé d’abandonner leur aventures ici même.
La monté se passe sans problème, et me voila au sommet ou je vois quelqu'un assis sur le sentier il dit qu’il a froid mais il reste en plein vent, je lui dit de redescendre un peu il aura moins froid à l’abris… je prends ma frontale en main et commence une descente assez rapide vers Marla, double quelques petits groupes qui me laissent passer sans problème, et arrivé a Marla à 22h14, je prends vite un café, sandwich, chocolat, fromage, sucre rapide… petit coup de fil à ma chérie qui me tiens au courant des autres résultats, moins de 10mn d’arrêt, et c’et repartit. Je me sens bien et j’en profite, d’un pas rapide et décidé, avec ma polaire sur le dos que j’enlèverai bien vite d’ailleurs. Contrôle surprise, une petite vignette verte, et c’est repartit. Passerelle Ethève, monté, descente, tout semble simple, Mafate la nuit je ne connaissait pas mais je referai hors course, magnifique. déjà la plaine aux sables, je fait attention à ne pas perdre le sentier, arrivé au début de la descente, je garde un bon rythme.
Arrivé à trois roche à 00h07, cela fait maintenant 24h que je marche, ravitaillement rapide, je m’assied quelques minute pour un petit massage des cuisses, après un arrêt d’une dizaine de minute et un petit coup de fil à ma chérie je décide de repartir, traversé de la rivière sans encombre me voila en route vers roche plate. J’adopte un rythme un peut moins soutenu car je sens dans les monté mon muscle de la cuisse qui tire un peu, malheureusement à partir de ce moment la douleur ne va que s’empirer dans les monté. Je rattrape un assez gros groupe et prends leur rythme, je fini la première monté, fait la deuxième avec eux et pendant la troisième décide de les dépasser, le rythme était trop lent et commençais à avoir froid.
Ne restait plus que la descente vers roche plate toujours sans encombre.
Pointage a 2h09 du matin. Soit après 26h et 9mn de course. J’essaye de dormir 10mn en attendant que mon verre de soupe se refroidisse, impossible mes yeux se ferme mais le sommeil ne me gagne pas, petit coup de téléphone à chérie, je bois finalement ma soupe, du coca, un peu de chocolat, j’ai froid je repart donc au plus vite.
Mais la ma jambe droite à du mal à se lever, à chaque essai un douleur se saisi de mon muscle, je me dis qu’en me réchauffant ça devrai aller. En effet dès que je suis chaud ça va mieux, longue descente vers la roche ancrée par le sentier darcele. La descente est interminable, surtout de nuit, on à vite fait de se retrouver 10m plus bas si on ne fait pas attention sur ce sentier poussiéreux. Enfin j’arrive en bas, première remonté ma jambe à de plus en lus de mal à se soulever, j’essai de faire le plus de marche possible avec la jambe gauche. On repique ensuite vers la rivière des galets, je suis un gros groupe de raideurs, le sentier glisse, il y en a un qui se retrouve sur les fesses mais repart aussitôt. Arrivé au bas de la roche ancrée, je traverse la rivière et la horreur, je n’arrive plus du tout à soulever la jambe droite, j’ai du mal à arriver au niveau du poste de secours croix rouge pourtant distant que de 4 à 5m. je m’y arrête quelques instants, espérant que cap ase, et entame quand même la monté. La jambe gauche ne se soulève plus du tout et c’est sur une jambe que je monte cette première partie. Enfin un peu de plat, arrivé non sans mal au pied de jamblon, début de la monté, il est 4h30 du matin le jour se lève à peine, je me demande comment vais-je faire pour monter tout la haut, Je téléphone à ma chérie pour lui faire part de mon problème, de mon envi d’abandonner, mais abandonner la ça serai trop bête il faut de toute façon coûte que coûte monter la côte. Elle me conseil d’y aller doucement puis une fois a grand place de m’y reposer quelques temps pour voir si ça va mieux..
Je décide donc d’entamer la monté sur une jambe, pas grand monde ne me dépasse, ils doivent tous dormir peut être… Je mis 1h15 sur une jambe pour la faire, le moral n’y est plus, je descend avec peine vers grand place que j’atteint à 6h10.
Après le pointage, petit ravitaillement rapide, je vais voir le doc qui trouve le muscle de la cuisse noué,du paracétamol, petit massage et reste allongé une bonne heure sur le lit picot. Au bout d’une heure je me réveil mais la douleur est toujours aussi présente, 7h15 je me lève tant bien que mal de mon lit, petit dej rapide, et croise David qui m’a rejoint, lui aussi semble avoir un problème au genou, je décide quand même de repartir vers 7h30 avant qu’il ne fasse trop chaud. La suite est e pire en pire plus le temps passe moins la jambe ne se lève, et plus je ralentit.la progression est lente et difficile, je mis presque 5h pour arriver à Aurère, le premier du semi me dépassa juste avant Ilet a Malheur, je ne le vit presque pas passer tellement ça allait vite. La monté vers Aurère fut moins difficile que prévu un bénévole m’accompagnant et m’encourageant a monter tout la haut, et aussi un peu grâce aux marches.
Pointage à Aurère à 12h15 soit presque 5h pour faire 12km, c’est du très très lent, nouveau massage de l’infirmière, plus paracétamol, cette fois ci cela ne me fait plus aucun effet, les premiers du semi défilent au poste de ravitaillement, et voila Johnny Mercher on cause un peu et me dit d’abandonner si ça va pas, toute façon il y aura d’autre GRR, après tout c’est vrai…, je reprends quand même le sentier, la suite ne fut qu’un long calvaire, de Aurère à Deux Bras, peu importe la technique utilisé j’avançait de moins en moins vite, et ma jambe se soulevait de moins en moins haut même en descente, et a chaque accrochage dans les galets ma jambe me faisait horriblement souffrir. J’arrive quand même sur le plat de la rivière, mais cela reste toujours aussi difficile d’avancer, les randonneurs m’aident a traverser les rivières, sur la fin je les traversait les pieds dans l’eau incapable de sauter de rocher en rocher, , arrivé a deux bras à 17h32 soit bien 4h après avoir quitter Aurère, je passe chez le kiné, contracture ou déchirure me dit elle, je savais que de toute façon la fin était à deux bras pour moi, je vais rendre mon dossard les bénévoles m’applaudissent mais je me retourne vite pour ne pas fondre en larme, je rejoint l’aire des taxi, mon téléphone sonne, numéro inconnu je ne réponds pas, pas le cœur à répondre au téléphone je prends un 4X4 qui redescend à la rivière des galets, téléphone à ma chérie pour qu’elle me récupère. Arriver à la rivière des galet je rejoint péniblement la route devant l’usine edena, écoute mes messages, téléphone à sarou, c’était lui l’appel anonyme, ma chérie arrive elle s’avance vers moi et je m’effondre en larme dans ses bras…
Fin du GRR 2009
Dernière édition par olivB le Mer 28 Oct - 15:11, édité 1 fois |
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