Plusieurs indicateurs permettent d'évaluer le niveau de fatigue
résiduelle d'une séance ou la fatigue dite structurelle implantée plus
sournoisement dans l'organisme .
On peut citer pêle-mêle :
> La somnolence en journée
> un sommeil agité
> L’irritabilité sur la moindre contrariété
>
l'appétit ( perte ou parfois excès avec besoin "anormal" de sucrerie,
(on constate parfois une aversion soudaine à un aliment pourtant très
bien toléré et appréciée )
> la perte de libido
> la réactivité en baisse des dérives cardiaques sur les séances d'intervalles
> la Fc de récupération prise une heure puis deux heures après une séance à forte charge
(liste non exhaustive)
... on peut également ajouter à cette liste, l'étude de l'évolution des valeurs transmises par le test du Ruffier
Les détracteurs de ce test diront que parmi la batterie de tests cliniques aussi fiables que sophistiqués ( en particulier l'évaluation de la Vo2Max directe) le test du Ruffier Dsickson fait office de "moyen-âgeux".... !!
Alors certes intrinsèquement et pris isolément hors contexte et sans prise en compte au sein d'une évolution prise par comparaison avec un grand nombre de valeurs antérieurs il n'a pas trop d'intérêt!
Pour autant si ce test peut prêter à sourire il reste une valeur intéressante (parmi tant d'autres) pour évaluer le degré de fatigue du moment ....
Je vous joins un relevé de valeurs de ruffier sur une longue durée incluant une compétiton d'ultra longue distance (un 24h non stop sur route) , indiqué par la flèche
Les valeurs sont intéressantes à analyser
Première constatation : La FC de repos n'a pas été affectée par l'ultra (fenêtre bleue) ;
La FC de repos n'est donc pas ici et pour ce coureur, un indice pertinent d'évaluation de sa fatigue résiduelle .
Si le coureur s'était focaliser sur cette valeur il aurait pu se dire que l'ultra est passé "comme une lette à la poste" !!
Ce qui n'est pas tout à fait le cas lorsqu'on analyse les deux autres données ( la FC en fin d' effort et la FC 1mn après l'effort) qui elles grimpent en flèche !
Deuxième constatation :On observe une grande rapidité sur un retour à la normale après les 2 semaines qui suivent .
Il s'agit d'un des paramètres d'évaluation du niveau de récupération sur cet ultra .
....en revanche la prudence est de mise car il est impossible d'affirmer avec ce seul indice qu'il s'agit d'un signe d'une préparation adaptée ...ou d'un effort qui est resté "en dedans" du potentiel par prudence "d'exploser en vol " !!
Troisième constatation :On constate une diminution globale de la valeur du Ruffier au fil de la préparation . Elle n'est pas linéaire, les "pics " sont somme toute assez logique puisque la programmation de ce compétiteur est construite sur le principe de la surcompensation avec la rupture entre les temps forts à forte charge et les temps de récupération en charge modérée
Le protocole de passation du test :
ici :
le test du ruffier Dickson